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Terre d’Irlande — Chapitre 12 — Un déjeuner de chasse

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Terre d’Irlande — Chapitre 12 — Un déjeuner de chasse

Paris: G. Charpentier et Cie, 1887, pages 237-259, 3,092 words

UN DÉJEUNER DE CHASSE

Halloo! déjà descendu? à la bonne heure!

— Que voulez-vous?... Il y a des beefsteaks et des rognons; vous trouverez un poulet froid sur le buffet, ou voulez-vous une couple d’œufs à la coque?

— Merci, je me contenterai d’un morceau de poulet et de jambon, et vous me donnerez une tasse de café.

— Très bien; mais il ne faut pas s’amuser; rappelez-vous que nous avons dix bons milles à faire à cheval.

— Les autres ne sont pas encore descendus; nous avons du temps devant nous: il n’est pas neuf heures.

— Lynch est-il debout? Avez-vous vu ce qu'il fait dans sa chambre?

— Oui, il était en train d’attacher sa cravate. Je lui ai dit de se presser, et il m’a répondu qu’il ne serait pas long.

— Le café est de votre goût?

— Oui, au dernier point. Mais je change d’avis et vous demanderai un rognon....Merci, cela suffira.

— Neuf heures dix minutes, et Sully n’est pas encore descendue; bon Dieu! cela devient agaçant! Il faut que j’envoie la presser.

— Ne vous tourmentez pas, j’ai rencontré la bonne dans le couloir, et elle m’a dit que Miss Sally était habillée et allait descendre dans cinq minutes. — Donnez- moi une seconde tasse de café... Quel gaillard vous faites, et nous vous avons pour toute la chasse.

— A propos, pensez-vous que les chiens seront arrêtés?

— On le dit; j’apprends que tout le pays autour d’Athenry est placardé d’affiches invitant les fermiers à refuser de laisser les chiens et les chevaux traverser leurs terres, par suite du refus qu’ont fait les propriétaires de donner vingt pour cent de réduction. On dit que tous les couverts sont empoisonnés, et qu’à la première tentative de courir un renard les fermiers doivent s’assembler par centaines, et dépister les chiens à coup de pierres, ainsi que nous, pour la raison susdite.

— Bon Dieu! Je voudrais bien voir un de ces sales rufians me jeter une pierre; comme je lui courrais sus, et lui décortiquerais le cuir! Halloo, descendez donc, Sally! Il faut partir dans cinq minutes…

— Je vous l’assure, Miss O’Neil; il n'a pas cessé de parler de l’heure depuis que je suis descendu, et j’étais descendu à huit heures et demie.

— Oh! il est toujours comme cela; je n’y fais plus attention; mais où est Mistress Molloy? Elle n’est pas encore descendue?

— Non, sa mère nous a envoyé dire de ne pas l’attendre.

— Que montez-vous, Miss O’Neil?

— Un jeune bai-brun que M. Trench a bien voulu me prêter. Je n’ai pas de chevaux à moi, je compte sur l’obligeance de mes amis.

— Et naturellement ils ne sont que trop flattés de voir leurs chevaux montés par une aussi bonne écuyère que vous, Miss O'Neil....J’ai entendu parler de vous à Leicestershire. On disait que nous n'avons personne qui pût vous suivre et que si vous tombiez, vous nous culbuteriez tous derrière vous.

— Oh! pas du tout; je suis sûre que je ne serais jamais capable d’attraper votre train de double poste et votre rapidité de chemin de fer. Aujourd’hui je me sens totalement incapable d’aller à cheval par suite de mes nerfs.

— Voulez-vous un œuf, Sally?... Voulez-vous encore du café?

— Merci, je n’ai pas encore fini celui-ci... mais dites-moi, est-il réel que les couverts soient empoisonnés, et que nous risquions d'être lapidés si nous essayons de courir un renard?

— Je ne saurais vous le dire. Hartley, qui est revenu de Tuam hier soir, dit que le comté est placardé d’affiches.

— N’avez-vous pas peur, Miss O'Neil? Cela paraît si drôle à quelqu’un qui arrive d'Angleterre d’entendre dire que les couverts sont empoisonnés et les chiens lapidés. Je croyais les Irlandais meilleurs sportsmen.

— Jusqu’au jour où Parnell et Davitt sont venus avec leur Land League, il n’y avait pas dans le monde de campagnard plus ami du sport que l’Irl andais; mais aujourd’hui quiconque a quelque chose à dépenser a été chassé du pays... L’Impératrice d’Autriche ne vient pas à Meath cette année à cause de la Ligue. Ce sont des milliers de livres perdus pour le pays.

— Et s'ils ne laissent pas les chiens chasser, que ferons-nous?

— Nous n’aurons autre chose à faire que de revenir par le même chemin par où nous serons partis... Nous déjeunons chez Mistress Jack; c’est un des types du comté de Galway.

— Il y a une héritière, une nièce qui habite avec elle; elle est la gardienne de la jeune fille. A vous de tenter la fortune, Fleming; mais il vous faudra tout votre temps pour circonvenir la vieille. Elle vous arrachera les yeux du moment où elle soupçonnera même que vous faites la cour à la fille.

— Pourquoi? Ne désire-t-elle pas qu’elle se marie?

— Non; si cette fille — Maggie Jordan — ne se marie pas, tout son argent ira à la parenté de mistress Jack. C’est une orpheline, et toute la famille la couve avec des yeux d’épervier. La tante est prête à fondre sur le premier postulant, et Maggie est gardée à vue des jours entiers dans sa chambre, si elle ose seulement regarder un homme deux fois... Tout cela est fort triste. Mistress Jack est une véritable sauvage; son esprit n’a jamais subi la moindre influence civilisatrice; elle n’a jamais lu un seul livre de sa vie; elle peut avoir entendu dire que Shakespeare est un poète, mais je suis sûr qu’elle n’a jamais entendu parler de Milton ni de Lord Byron, et qu’elle n’a jamais lu un roman de Thackeray ou de Dickens. Je me souviens qu’un jour elle prit une photographie de Beethoven et me demanda qui il était. “Ne savez-vous pas, lui dis-je, que Beethoven c’est le grand éleveur de bêtes à cornes. — Et quel est cet autre? dit-elle. — “Oh! celui-ci, c'est Wagner, Richard Wagner, le grand éleveur de poneys.” — “Je m’étonne fort, répliqua-t-elle, que je ne l’ai jamais rencontré à la foire des chevaux à Dublin.”

C'était autrefois une grande fille maigre et laide, de six pieds de haut, et aussi forte qu’un policeman. Rarement elle mangeait son soûl à la maison et quand elle était présentée au bal à un homme, la première chose qu’elle lui disait, c'était: “menez-moi au buffet”; et là elle se gavait aussi longtemps qu’il voulait rester avec elle; puis elle bourrait ses poches de gâteaux qu'elle mangeait dans la voiture en retournant à la maison. Mais la saison des bals ne fut pas pour elle de longue durée; bientôt sa mère trouva qu’il était impossible d’en tirer parti, et Betsey resta vieille fille jusqu’à l'âge de cinquante ans. Alors elle épousa Jack Thorne, un prêteur sur gages, un usurier du comté qui lui bâtit une villa pour résidence et lui laissa tout son argent. C’était un vieux bonhomme assez drôle, — perruque brune et un splendide râtelier de fausses dents. Ce râtelier faisait l'admiration de mistress Jack; elle insista pour qu’il le mît avant son mariage, et quand il mourut, elle ne l’oublia point. Elle se précipita sur le cercueil, criant: “Ils vont l’ensevelir avec ses dents!” Et de ses doigts elle arracha une mâchoire, l’essuya dans son mouchoir, puis enleva la mâchoire supérieure... Elle acheta l’anneau de deuil de sa mère avant que la vieille dame ne fût morte; elle avait tout un tiroir plein de vêtements, et avait coutume de les montrer à ses amis, en exprimant l’espérance que la mode ne changerait pas avant que “sa pauvre mère fût trépassée”. Quand son frère mourut, elle ne voulut pas garder ses restes dans sa propre maison, et c’est d’un logement étranger qu’il fut porté à sa tombe.

— Et c’est là la personne chez qui nous devons déjeuner après avoir été bel et bien lapidés par les ligueurs!... Pour moi, je n’en suis pas.

— Si, vous viendrez; je ne voudrais pas pour tout au monde que vous perdiez cette occasion de voir Mistress Jack; et vous devez y venir pour faire la conquête de la nièce. Ce sera une délicieuse plaisanterie; car Mistress Jack n'a pas la moindre notion d’esprit de conduite. Un jour que j’y dînais elle entra en contestation avec son sommelier, et celui-ci lui fit ses observations devant toute la compagnie.

— Et vous dites que sa nièce — une héritière — vit avec cette ignarde et grossière femme?”

— Oui, il y a beaucoup de choses tristes dans la vie, et celle-ci n’est pas la moins triste de toutes. Je vous l’assure, la fille est vraiment charmante; et la voir ainsi vivre seule avec cette sauvage créature, sans une douce influence, sans le rayon de lumière projeté par une pensée révélatrice, plongée dans les ténèbres d’une existence purement animale, oui, c’est une chose triste au delà de ce que je puis dire. Aujourd’hui elle est pleine d’espérance et de gaieté; elle est jeune; mais dans quelques années, la vie se sera retirée d'elle, et elle sera aussi dégradée, aussi morte à tous les raffinements et à toutes les tendresses de la vie que cette ignoble brute qui a acheté son deuil avant la mort de sa mère.

— Vous voici enfin, nous ne pouvons pas vous attendre; nous ferions mieux de partir tous à la fois, qu’en dites-vous, Sally? Êtes-vous prête?

— Tout à fait prête et je crois qu’il vaut mieux partir... Qu’est-ce qui vous a retenu si longtemps, M. Lynch?

— Oh! je n’en sais rien; un tas de choses qui clochent; c’est mon cuir à rasoir que je ne trouve pas, mes bottes qui ne veulent pas entrer, mon nouveau pardessus que j’ai oublié de déballer hier soir, et qui est resté dans une valise qu'on a oubliée de monter. Que pensez-vous de l'habit? Me va-t-il bien?

— Pour Dieu, buvez une tasse de café et partons...

— Un peu de patience, mon vieux. Sonnez et faites venir les chevaux, je vais mettre un sandwich dans ma poche.

La scène est une salle à manger. Une cafetière d’argent siffle sur la table, et sur les tasses et les assiettes flotte une odeur caractérisée de café et de rognons. Les interlocuteurs sont Molloy, un homme grand et fort à l’air distingué, haut de six pieds; Fleming, un jeune homme mince et pâle, avec les cheveux à la teinte pâle anglaise et les yeux bleus; Lynch, un homme solidement charpenté, avec une lourde mâchoire et des mains mal dégrossies;.Miss O’Neil, ou Sally, comme on l’appelle ordinairement, une petite femme, avec une légère chevelure jaune, de petits traits, des petits pieds qui se meuvent gracieusement sous sa courte amazone de drap vert. Les hommes sont tous vêtus de culottes et d’habits rouges. En ce moment ils se rendent aux écuries où les chevaux attendent qu’on les mène au rendez-vous; les chevaux de chasse ont été envoyés la veille et mangent maintenant l’avoine dans une maison à dix milles irlandais de distance (vingt kilomètres).

Les chevaux vont au petit galop; il n’y a pas de temps à perdre. Au carrefour des routes, on rencontre Rose, sœur de Sally, et Mistress Manly, une dame qui a un enfant tous les ans, va à la chasse au chien courant trois jours par semaine, et qui a, dit-on, sauté cinq pieds quatre mois avant la naissance de son dernier. Elle rejoint son admirateur, M. Molloy, et les deux sœurs marchent en tête, pendant que M. Lynch est en grande conversation avec M. Fleming sur l’habileté respective des deux écuyères, Rose et Sally. Il est difficile de dire quelle est la meilleure. Rose a une méthode plus accentuée et plus fanfaronne; elle prend un cheval par la tête, et le tient comme s'il avait quelque vice; puis elle le lance avec une grande vigueur; tandis que Sally est calme et habile; le cheval sent rarement sa main légère; elle n’a pas besoin qu’on lui dise quelle ligne prendre; elle se décide immédiatement, et très souvent laisse derrière elle toute la chasse.

Le matin est brumeux, et, sortant des vapeurs grisâtres, les cavaliers rouges arrivent de droite et de gauche. Ils échangent avec nous de rapides salutations et poussent en avant. Un peu plus loin, nous rencontrons le maître des chiens, sa splendide meute autour des sabots de son cheval, et ses deux piqueurs trottant derrière lui. Il a eu vent des bruits menaçants qui circulent, que les paysans sont déterminés à arrêter la chasse, et que M. Trench a reçu des avis lui déclarant que s’il essaie de forcer les gîtes, les fermiers se réuniront et dépisteront les chiens. Mais à toutes ces questions M. Trench ne fait que cette réponse: qu’il a chassé dans le comté pendant trente ans et qu’il est convaincu que les Irlandais sont trop bons sportsmen pour s’en prendre aux chevaux ou aux chiens sur la réquisition de qui que ce soit, même sur celle de la Land League.

“Quels que puissent en être les résultats, je ne veux prêter l'oreille à aucun avis ou verbal ou écrit,” dit-il, en faisant signe à un homme respectablement habillé qui, levant son chapeau, demande à dire un mot à M. Trench. “J’ai chassé dans le comté pendant trente ans; j'y chasserai, oui, j’y chasserai encore, quand même vous me diriez que les gîtes ont été empoisonnés; et si les paysans veulent me jeter des pierres à moi et à mes chiens, libre à eux.

— Ils seront très fâchés de le faire, votre Honneur, mais nous sommes convenus entre nous qu’à moins que certain…”

Le reste du discours se perd dans le piétinement des sabots des chevaux. Ouvrant une porte avec le bout de son fouet de chasse M. Trench y passe lui-même, suivi de ses chiens et de ses piqueurs qui fouettent les traînards et les forcent de rejoindre la meute. Il trotte en travers d’un champ vers un large bois de sapins. Nous sommes tous très excités, nos mains tirent brusquement les brides, et nos lèvres se sèchent; car nous ne savons qu’une chose, c’est que les paysans peuvent venir armés de fusils et tirer sur nous et sur les chiens; ou peut-être prendront-ils des faux pour nous attaquer; et involontairement nous considérons les avantages respectifs de chacune de ces armes. Les balles de fusil nous atteindraient plus vite que les sabots de nos chevaux ne pourraient nous emporter; mais des faux!... des coups de faux!... Il y a dans cette idée quelque chose d’horriblement tranchant. Nous ne sommes guère qu’une trentaine, et nous prions les dames de se tenir en arrière. M. Trench, toujours imperturbable, continue d’amener le gîte. “Allons, crie-t-il, chassez-le, chassez-le; vite au gîte, Amiral, à lui! à lui! Écoute Beauté, écoute Beauté; ils l’ont lancé; à lui, à lui; à lui!

— Et maintenant, Messieurs, ne marchez pas autour du gîte, arrêtez-vous quelque part, je vous en prie; vous l’empêchez de sortir; si on lui coupe le chemin, il sera dévoré, les chiens sont sur lui.”

A ce moment on aperçoit la rouge vermine se dérobant en traversant la haie et Beauté et les chiens la poursuivent à travers champs, donnant de la langue. M. Trench sonne sa corne: “En avant, en avant, en avant!” Le rugissement de la corne sonne aussi sur les champs grisâtres endormis: “en avant!” Et maintenant, Messieurs, je vous prie de vouloir bien attendre que les chiens soient tous sortis du gîte.”

Nous oublions alors Ligue et Ligueurs, et vivement émoustillés, nous regardons les chiens se précipitant à travers la clôture. Tous les chevaux se cabrent. Encore un moment, et nous allons toucher à ce terrible pan de mur, quatre pieds et demi à sauter; M. Manly supplie sa femme de ne pas risquer la vie de l’enfant qu’elle porte en l’essayant... Mais les paysans escaladent le mur; des mains, des têtes et des épaules apparaissent... Les voilà au sommet, lançant des pierres aux chiens. Bell-ringer a été frappé, et a abandonné en se plaignant la piste: puis une demi-douzaine se sont arrêtés court, déroutés par cette étrange interruption.

“Oh! les brutes!” s’écrie M. Trench, en observant un grand et mince paysan, — un jeune homme habillé de drap à poil frisé, avec de larges morceaux de sa chemise de flanelle pendant par les déchirures, qui avec une canne bat les chiens à mesure qu’ils essaient de franchir le mur. D’autres armés de fourches et de faux déclarent qu’ils disperseront notre cervelle sur l’herbe si nous nous aventurons à chasser sur leurs terres.

Les pierres continuent toujours à tomber; un morceau tranchant de pierre calcaire atteint le cheval de Sally, et l’animal effrayé se cabre violemment. Molloy ne peut se contenir, et sans songer aux conséquences, il éperonne son cheval, et marche sur l’agresseur. Le lâche se sauve comme un mouton, et il hurle en demandant grâce pendant que la courroie lui cingle les épaules.

— Venez par ici, Trench!” crie Molloy. “nous pouvons passer par ici et reprendre la piste.”

— Non, non, j’en ai assez: j'a vu les Irlandais lapider mes chiens. Je croyais qu’il y avait chez les Irlandais plus d’amour du sport; je ne crois plus au comté.” Et sonnant de la corne, le vieux chasseur ramasse ses chiens autour de lui. Les dernières illusions sont évanouies; le coup le plus amer l’a atteint: les Irlandais ne sont plus des sportsmen. Après cela, arrive que voudra; il a vu la nouvelle ère; il ne veut pas en voir davantage; il est temps pour lui de rejoindre ses ancêtres. Il ne parlera pas; l’affront est tombé sur son cœur comme un coup de poignard; nous le prions de venir avec nous, nous rions, nous tournons toute la chose en ridicule et déclarons que l’année prochaine il fera meilleur chasser que jamais; mais il secoue douloureusement la tête, et pendant que nous allons déjeuner chez Mistress Jack, nous nous retournons sur nos selles, et nous voyons le vieillard s’en allant à cheval, ses chiens autour de lui, comme un homme que vient de frapper une grande infortune.

“Et maintenant, Fleming, attention, pas de blague; Sally et moi, séparément ou réunis, nous occuperons l’attention de Mistress Jack, autant du moins qu’il est possible de l’occuper, et pendant ce temps-là vous ferez l’amour à la nièce; vous tâcherez de l’amener à vous suivre dans un coin, où vous puissiez lui faire la cour tout à votre aise; et bientôt nous pourrons voir Mistress Jack folle de rage... C’est une demi-sauvage, vous savez, et nous serons probablement tous mis à la porte.

— Mais peut-être la jeune fille ne s’y prêtera-t-elle point; elle est peut-être trop timide.

— Ne songez pas à l’en tirer. Pauvre petite créature! Triste destinée est la sienne!... Hue donc, vieux cheval... Ces brutes de Ligueurs!... Gladstone et Parnell devraient être pendus.”

 


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